Château et musée de Iulia Hasdeu

En 1888, le professeur Bogdan Petriceicu Hasdeu, écrivain, savant philologue et historien de notoriété européenne perdait sa fille unique. Emportée par la tuberculose à l’age de 19 ans, Julie Hasdeu avait été une étincelle de génie roumain, reconnue par la Sorbonne où elle préparait une licence de lettres et philosophie. Elle fut parmi les premières femmes de son temps à le faire.

Après lui avoir construit au cimetière Bellu de Bucarest un caveau compliqué, le père meurtri construisit à Campina – à environ 100 kms de Bucarest- un petit château surnommé « temple spiritiste », pour communiquer avec sa fille via les tables tournantes. Il comporte en son centre un donjon et, à l’entrée, une plaque de pierre sur laquelle est inscrit « E pur si muove » (« Et pourtant elle bouge »). A l’intérieur, une galerie métallique fait le tour du donjon. Au centre se trouve la statue en bois peint du Sauveur, oeuvre du sculpteur parisien Casciani. Derrière se trouve le buste de Julie Hasdeu. Le château rénové de Julie Hasdeu est désormais ouvert au public et peut être visité.

Le tombeau de Iulia Hasdeu, à Bucarest, est le lieu de rencontre de tous les spiritistes roumains. Iulia Hasdeu est une poétesse qui, morte à 15 ans, continua à communiquer à son père poèmes et musique d’outre tombe. Elle lui donna même les dimensions d’une chambre souterraine, avec table de travail et instruments de musique. Elle indiqua aussi le plan du château de Campina que le père Hasdeu, bâtit suivant les instructions de sa fille.