Archives pour la catégorie Châteaux et palais

Voyagez au cœur de l’histoire de la Roumanie à travers ses châteaux et palais : la liste des châteaux et palais à ne pas rater lors de votre voyage en Roumanie.

Brasov – Le Château de Bran

Construit dans une position stratégique, sur un éperon rocheux entre 1377 et 1382, le château était avant tout une forteresse remplissant la fonction de défendre le chemin commercial qui reliait Brasov (en Transylvanie) à Targoviste (en Valachie). Le château est associé à la légende de Dracula, seulement parce que le prince Vlad Tepes l’avait utilisé comme refuge et point de départ dans ses incursions militaires contre les Turcs. Par contre, dans les temps modernes, le château était lieu de villégiature royale, et fut habité par la reine Marie après 1920, qui a apporté sa touche personnelle à la restauration. A présent, le château Bran abrite un musée d’art féodal avec des intéressantes collections d’armes, armures et mobilier.

Bucarest – Le Palais du Parlement

Célèbre, mais controversé, l’édifice de «La Maison du Peuple» (nom originel) a été construit sous le régime Ceausescu, entre 1984 et 1989. Il est à présent le plus lourd bâtiment au monde. Visitez : Le Palais du Parlement de Bucarest

Hunedoara – Le château des Corvin (ou Corvinesti)

Joyau de l’art gothique en Transylvanie, avec des influences Renaissance et Baroque, le château fut érigé en XIVe s sur l’emplacement d’un castrum romain et amplifié et remanié au XVe et XVIe s. En 1409, le roi hongrois Sigismond de Luxembourg offre le château avec 40 villages avoisinants au prince roumain Voicu, père de Iancu de Hunedoara et grand père de Matei Corvin, devenu roi d’Hongrie. Les plus élégantes et raffinées sont la Salle de la Diète (Parlement de la Transylvanie médiévale) et la Salle des Chevaliers. A présent, le château des Corvin abrite un musée d’art féodal.

Sinaia – Le Château Peles

Construit entre 1875 et 1883, mais décoré jusqu’en 1914, le château fut conçu par le premier roi roumain Charles Ier, comme résidence secondaire de la famille royale. Entouré d’un superbe parc paysager, le château de conte de fées rappelle les châteaux bavarois, avec son style de Renaissance allemande. Le roi était un collectionneur passionné (importantes collections d’armes et de livres) et la reine une grande protectrice des arts (Elisabeth écrivait des poésies sous le nom de Carmen Silva). Les 160 pièces impressionnent par la richesse et la diversité de styles (Renaissance italienne, Baroque, Rococo, hispano-mauresque) et décorations: boiseries, tapis, tapisseries, marqueterie, vitraux, miroirs, mobilier, etc. Le château fut l’un des premiers d’Europe doté de toutes les facilités modernes (chauffage central, électricité, eau courante).

Sinaia – Le Château Pelisor Edifié entre 1899 et 1903, Pelisor (qui signifie en roumain «le petit Peles») se trouvait à la limite entre un château et une grande villa. Aménagé selon les goûts de la reine Marie (petite fille de la reine Victoria du Royaume Uni), la décoration raffinée mêle Art Nouveau, éléments byzantins et celtiques.

Château de Peles

Le domaine de Peles comprends le Château de Peles ( roumain : Castelul Peleș ) et celui de Pelisor ( roumain : Castelul Pelișor ) abritant les deux musées au même nom.

Château de Peles – le plus grand château en bois au monde

Le château de Peles, un des plus importants édifices historiques de la Roumanie, est en fait un palais car il se trouve dans une zone urbaine, la ville de Sinaia. Le château de Peles , le plus grand château en bois au monde est l’un des endroits les plus visités de Roumanie.

L’histoire du Château de Peles

L’inauguration a lieu en 1883 mais sa forme finale est réalisée en 1914. Il devient la résidence d’été du Ier roi de la Roumanie : Charles Ier ( roumain : Carol I ) et reste la principale résidence d’été pour la famille royale jusqu’en 1948 quand le régime communiste soutenu par les russes le confisque.

Le château été situé au départ pas loin de la frontière Austro-hongroise – la ville de Predeal – mais à partir de 1918 quand le royaume de la Roumanie réintègre la Transylvanie il se retrouve au cœur du pays.

Le régime communiste le transforme au départ en musée puis fin des années ’70 Ceausescu le réserve pour lui et ses proches de la nomenclature.

Après la chute du communisme il rentre de nouveau dans le circuit touristique après que l’état roumain reconnaît la propriété comme appartenant au Roi Michel I de Roumanie.

Le château de Peles

Le musée de Peles et Pelisor

Le château de Peles abrite à présent le musée du même nom comprenant 4 typologies de collections en exposition permanente, une collection spéciale de tableaux ( plus de 200 ) mais aussi d’autres événements et expositions temporaires, des concerts et des conférences.

Les collections en exposition permanente

Passionné par l’art, la famille royale roumaine n’a pas cessé d’augmenter le nombre des pièces des collections. Les communistes ont aussi apporté des pièces confisquées aux particuliers. Voici les collection du musée de Peles :

  • Tableaux : plus de 200 tableaux
  • Céramique et porcelaine plus de 5000 pièces du mappemonde entier
  • Horlogerie avec plus de 50 pièces appartenant directement à la famille royale
  • Argent, orfèvrerie et métal commun ayant 5500 pièces
  • Verre : plus de 1500 pièces
  • Textiles, mobilier, armes et armures

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Palais du Parlement

Célèbre, mais controversé, l’édifice de «La Maison du Peuple» ( nom originel, en roumain : Casa Poporului ) a été construit sous le régime Ceausescu, entre 1984 et 1989, étant à présent le plus lourd bâtiment au monde. Il représente le point principal de la systématisation de l’architecture communiste bucarestoise.

Palais du Parlement de Roumanie lors du concert de Robbie Williams

Ses dimensions sont fabuleuses: 270m de longueur, 240m de largeur, 84m de hauteur et 92m de profondeur signifient une superficie de 265.000 m², ce qui lui vaut d’après «Guinness Book of Records» la deuxième place dans le monde, après le Pentagone de Washington. Devenu siège du Parlement de la Roumanie, le palais accueille des conférences et congrès, et dans une aile on a récemment inauguré le Musée National d’Art Contemporain.

Quoi visiter au Palais du Parlement ?

Voici la carte des salles du Palais.

Les salons du Palais du Parlement :
1 Al. I. Cuza : 1820 m² (65 x 28)
2 Des droits de l’homme : 484 m² (22 x 22)
3 Nicolae Balcescu : 378 m² (27 x 14)
4 Nicolae Iorga : 462 m² (22 x 21)
5 I. I. C. Bratianu : 1120 m² (40 x 28)
6 Take Ionescu : 924 m² (33 x 28)
7 Unirii : 2226 m² (53 x 42)
8 C. A. Rosetti : 1420 m²
9 Des réceptions : 1000 m² (37 x 27) (37 x 27)
10 Brancovenesc : 784 m² (28 x 28)

Carte touristique interactive du Palais du Parlement de Roumanie – Bucarest

Le palais de Floresti

Palais Cantacuzino de Floresti

Bâti entre 1911 et 1913 par des maîtres français et conçu par l’architecte roumain Ion D. Berindey, le Palais Cantacuzino de Floresti prend son inspiration du Château du Petit Trianon du Parc de Versailles. Il est a présent en ruine et peut être visité par un trou de la clôture se situant sur une rue piétonne perpendiculaire sur la rue principale.

Le palais de Floresti

Le Petit Trianon de Roumanie est peu connu parmi les roumains et représente un des endroit peu visités du département de Prahova.

Carte du Domaine du Palais Cantacuzino de Floresti

Palais de Bragadiru

Dumitru Marinescu Bragadiru a commencé à édifier le Colosseum vers 1905. Construit comme un Palais de la Culture, c’est un des immeubles les plus étonnants et époustouflants de Bucarest. Cet ensemble, s’étend sur un terrain de 1.6 ha, situé au milieu de la ville, avec de vastes jardins et perspectives.

Histoire du Fondateur

L’histoire du Colosseum et des bâtiments qui l’ont précédé sur ce site remonte au milieu des années 1800. Le domaine entier portait le nom Bragadiru, ayant été fondé par un homme nommé Dumitru Marinescu Bragadiru.

Né en 1842, Dumitru Marinescu commença son apprentissage très tôt dans l’adolescence chez le marchand Iancu Stefanescu dont le magasin vendait de la pâtisserie et de l’eau de vie Exceptionnellement travailleur, honnête et intelligent, il fut bientôt associé à l’affaire. En 1866, Iancu Stefanescu lui cède tout son commerce.

Il élargit son négoce dans les années suivantes et loue plusieurs fabriques d’alcool. En 1877, pendant la Guerre d’Indépendance contre l’Empire Ottoman, Dumitru Marinescu vend de l’eau de vie aux soldats et de l’alcool aux hôpitaux pour les blessés.
Avec le capital acquis, Dumitru Marinescu construit la première fabrique d’alcool raffine, dans la commune de Bragadiru, près de Bucarest, fabrique qui fonctionne encore aujourd’hui, et se fait connaître sous le nom de Dumitru Marinescu Bragadiru. (ou DMB)

A la fin du 19ème siècle, la production de bière en Roumanie méridionale était inexistante. DMB commença à acquérir des terrains autour du centre de Bucarest, près de la Place Princesse Marie (piata Principesa Maria), aujourd’hui Place George Cosbuc.

En 1909, La Fabrique de Bière était achevée et établie comme société anonyme. La famille Bragadiru devint l’un des premiers promoteurs de l’industrie légère en Roumanie. La même année, DMB installe la résidence de sa famille à coté de la fabrique.

Les cartes les plus anciennes de Bucarest représentant la ville et ses logements sont apparues en 1911, avec la Fabrique de Bière présentée sur plus de 6,2 hectares de terrain.

Histoire du Colosseum

La construction a débuté vers 1905. Dumitru Marinescu Bragadiru(DMB) a créé le Colosseum comme un Palais Culturel – connu sous le nom de Palais Bragadiru – pour les employés de la Fabrique de Bière. Ayant grandi dans un milieu pauvre et reçu une éducation limitée, cet homme très généreux a voulu en donner plus à ses ouvriers.

Comportant une salle spectaculaire (à la fois salle de bal, de concert, et théâtre), une grande bibliothèque, une piste de bowling et des magasins au niveau du sol, c’était une structure impressionnante. Colosseum faisait partie des constructions les plus renommées de l’époque, construites avec goût, comme la Chambre Economique, la Poste Roumaine, la Caisse d’Epargne CEC et le bâtiment de la Cour Suprême, tous construits à la même période. Il a été achevé en 1911.

Le 11 juin 1948 le régime communiste nationalisa toutes les industries en Roumanie. La Fabrique de Bière fut renommée Fabrica de Bere Rahova, du nom du secteur où elle se trouvait. Le nom de Dumitru Marinescu Bragadiru a été effacé à coups de marteaux du fronton de la fabrique de bière. Le Colosseum conserva la même utilisation, mais fut appelé Maison Culturelle Lénine.

En 2003, en application de la loi spéciale 10/2001, les descendants de DMB ont pu faire valoir leurs droits de propriété et obtenir l’inscription à la carte foncière auprès de la Mairie de Bucarest.

Architecture

Extérieur

Bâti sur la Calea Rahovei, le Colosseum offre une surface utile totale de 7 327,4 m². L’entrée principale se trouve au centre de la façade, ornée de statues spectaculaires. Le rez-de-chaussée comporte, des deux côtés de l’entrée principale, des locaux commerciaux qui, dans le passé, constituaient une promenade marchande.

Le Colosseum a de nombreuses fenêtres sur les deux façades, créant une première impression particulièrement lumineuse. Les fenêtres de la façade donnent vers Calea Rahovei tandis que, sur l’arrière, elles font face à la terrasse d’été et aux anciens jardins de Colosseum.

Exemple de ce à quoi la ville de Bucarest ressemblait autrefois, le Colosseum se tient fier et rayonne de beauté et de charme. Son architecture orientée vers le détail et sa splendeur reflètent vraiment la beauté du début des années 1900.

Intérieur

La grande porte s’ouvre sur le hall principal. Des colonnes de style romain très élaboré, ornent ce hall, tandis que l’escalier central s’ouvre, une fois passé le grand miroir vénitien, sur un foyer surdimensionné. Ce foyer sert d’entrée dans la grande salle de bal, ainsi que de sortie vers la terrasse d’été. Le rez-de-chaussée offre une surface de 1 589,23 m².

La grande salle de bal est riche en couleurs et en décoration. Elle est entourée d’un balcon décoré de balustrades victoriennes et de colonnes romaines accessible, de chaque côté, par deux escaliers en colimaçon de style normand s’enroulant vers la droite. La scène occupe toute une extrémité de la salle de bal tandis que, à l’autre extrémité, une grande porte s’ouvre sur un couloir desservant de nombreuses pièces. Le plafond est peint de couleurs magnifiques avec un accent sur le détail et la sculpture. Ce premier étage de la structure a une surface de 950,54 m².

Les deuxième et troisième étages se composent de pièces de tailles variables et ont une surface respective de 1 838,52 et 1 221,77 m².

La propriété comporte également un second corps de logis ayant une surface de 199,78 m² avec un rez-de-chaussée de 162,08 m² et un étage de 30,69 m².

Palais de Mogosoaia

Le Palais « Mogosoaia » du Voïvode Brancoveanu

A 14 Km de Bucarest, Mogosaia avait vu commencer en 1698, au millieu d’un admirable parc bordant un lac, la construction d’un palais de rêve. Son propriétaire, le prince Constantin Brâncoveanu demanda que fut gravée dans la pierre au dessus de l’entrée l’inscription : »Je bâtis ce beau palais pour mon fils Stefan ». Pourtant, la cruauté du sort fut telle que ce fils n’eut pas la chance d’y habiter. Il fut assassiné à Constantinople avec son père et ses frères. Achevé en 1702, l’édifice fut transformé en auberge. Dès 1860, le palais fut acquis par la famille princière des Bibesco et dès cet instant des travaux de restauration systématiques furent entrepris, avec consolidation et agrandissements. Le palais de Mogosoaia a une vaste cave, un rez-de-chaussée entourant la cave, avec diverses pièces, et à l’étage, les appartements de la famille princière. Il est un chef-d’oeuvre de l’art architectonique de l’époque Brâncoveanu, qui donna son nom au style en question.
Depuis 1957, le Palais de Mogosoaia héberge un Musée d’art Brâncoveanu, dans lequel sont exposées entre autres des pièces d’argenterie, des sculptures, des tapisseries et broderies en or et argent, de vieux parchemins, des documents et livres rares. Une maison de création de l’Union des Ecrivains de Roumanie y fonctionnait il y a peu de temps encore. C’est dans l’une des chambres de ce palais que mourait en 1980 Marin Preda, le plus important prosateur de l’après guerre.

Les parois du palais étaient couvertes de peintures murales, disparues au long des années.

Dans la cour du château, le mieux conservé des châteaux du prince Brancoveanu, on peut voir aussi :

  •  l’ancienne cuisine (cuhnia)
  •  la chapelle du palais bâtie en 1688, peinte en 1705 par Constantinos, Lambru, Fota si Ioan. 
  •  le parc anglais et la belle vue sur le lac ;
  •  le caveau de style néogothique de la famille Bibescu, situé dans une clairière entourée de chaînes centenaires. C’est ici que se trouve la tombe du prince Gheorghe Bibescu et de son épouse Valetine, comtesse de Caraman-Chimay (avec un château en Belgique), née en 1834 à Ménars, dont le mariage avait tenu la une des journaux mondains de l’époque, après le divorce fracassant de la comtesse d’un français. Il y a aussi les tombes des princes Basarab-Brancoveanu, morts comme aviateurs pour la Roumanie dans la Deuxième Guerre Mondiale et celui de lady Elisabeth Athquith, poétesse, fille du lord Athquith, premier ministre de la Grande Bretagne au début du siècle passé; 

L’architecture du Palais de Mogosoaia est une synthèse d’architecture byzantine, de la Renaissance italienne et valaque, connue sous le nom de « style brancovan ».

Le prince Constantin Brancoveanu a également fait construire une église en1688 à l’entrée du domaine.


En 1912, le prince George Valentin offre le Palais à son épouse Marthe Bibesco (née Lahovary) 1886-1973, écrivain d’expression française et femme politique importante.

Elle entreprend de grands travaux de reconstruction avec de modifications importantes.
A l’arrivée du régime stalinien en Roumanie, Marthe Bibesco s’installe à Paris et pour sauver « Mogosoaia » elle demande au gouvernement Roumain du Premier ministre Dr.Petru Groza d’inclure l’ensemble de la propriété sur la liste de monument du patrimoine roumain destinés aux activités culturelles.

L’élégance et le raffinement architectural en font le Palais la résidence médiévale la plus belle de Roumanie.